00:22
Rien
Tout
Un chien
Puis nous
Laissons aller le vent
Contre la lumière
Évidemment
Le sol est dans l’éphémère .
06:09
Curiosité dans le placard
Regard
Sur temps
Important .
06:10
Incompréhension du mouvement
Fermeture d’un cycle étrange
Drôlerie d’un matin gris sur le sang
Détermination d’un archange
Sur l’effacement provisoire
Intempestif
L’applaudissement est dérisoire
Captif
Le jouet perdu
S’emballe
Sans retenue
Dans la salle
Sous un rayon
Lunatique
Oubliant la clarté futile
Frénétique
J’aime bien les pléonasmes
Le concret dans l’absurde
Mon spasme
Devient rude
Évitement
D’une mort rapide
Un jour calmement
Loin du speed
Face aux rides obligatoires
Le cortège
D’un vidoir
Me protège.
06:33
Écart louche
Près de toi
Près de ta bouche
La vie repart.
07:52
Ma voiture est en panne
Je dois chercher le manuel
Explicatif
De l’automobile
Il n’est pas dans ma bagnole.
Aujourd’hui
Je vais surement :
« Marcher à pied », comme on dit.
07:57
Heureusement
Je ne bosse pas
Ce matin.
09:08
Merde.
10:13
Questionnement : Je me demande si
« Le vent »existe au fond de moi.
Pourquoi pas.
10:06
Les valeurs segmentées parfois
Neigent sous la pluie abondante
En pointant les hommes du doigt
Dans l’espérance nonchalante
Le retour fortuit se dépose
Sur la nuque fine et sérieuse
Quand le ciel lourd soudain explose
Opération légère et pieuse
Les regrets accélérés tombent
En frissonnant sur la banquette
Contemplation les creux s’effondrent
L’apparition enfin t’inquiète.
10:23
Il ne faut pas.
12:50
Facilité vers le matin
Adjacent contre la lumière
Où l’absorption est sur les mains
Pourquoi la trajectoire est fière?
15:20
Rien
Enfin bref
Un petit peu quand même
Mais
Est ce utile de l’écrire ?
19:01
La nuit est là
A côté de moi
Le cœur en bas
je pense que tu as froid
Mais je ne pense pas que tu existe.
Laurent Pasquelin 2023
